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3 grenouilles visitent ma 3ème semaine

≅ Allo le monde ! ≅

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As usual, je vous écris un petit article sur cette troisième semaine qui s’achève. La température a bien voulu lâcher du lest et nous sommes désormais juste en sueur quand le soleil Queenslandais est à son apogée, c’est déjà ça! La saison des pluies est passé, l’été ici laisse place à l’Automne où saison « sèche » ici, où il fait moins humide et la température devient supportable i.e tu ne te changes que deux fois par jour.

Je suis tout de même assez impressionnée par la résistance de ma peau « blanche » française puisque jusqu’à maintenant j’ai juste mué quelques bouts de peau très léger et c’est pas comme si j’étais une fan de crème solaire.. je sais c’est mal il y a le cancer de la peau et tout mais frankly venez ici vous comprendrez que la crème qui t’ajoute une peau supplémentaire est lourde et : « Ça pégue » comme jamais t’as pégué en Méditerranée!

Le week-end dernier a été riche en émotion. Je me suis rendue dans ce que l’on appelle l' »Outback » c’est à dire les régions hors-côtes, lorsque tu rentres dans le cœur désertique de l’Australie. Si vous tapez ce mot dans Linguee il vous traduira « cambrousse ». En effet, 85% (pour être gentil, ne tenez pas compte de cette approximation pas du tout scientifiquement prouvée, no réf bibliographique ici) de la population vivent sur les côtes Australiennes, il n’y a qu’à nommer les plus grandes villes –> toutes au bord de mer : Sydney, Perth, Darwin, Cairns, Brisbane, Melbourne… Aucune dans le centre ou un peu excentrée des plages. Donc j’étais assez curieuse de découvrir ce nouveau bout de pays, qui n’est pas à négliger niveau superficie. Et bien…, cambrousse est une très bonne appellation.

On se met en route, professeur Glen et professeur Lisa (je ne pars pas avec n’importe qui, il faut bien se cultiver), un café à la main, la voiture chaude, nous voilà parti. Tout cela était très excitant, j’allais enfin voir ce que l’on nous montre sur arte le dimanche soir!!!

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Outback in Ravenswood

Vous voulez la suite ? La voilà :

Après avoir parcouru 30 km après Townsville je dirais, tout devient différent. Plus de civilisation, le paysage change. Pas une maison, pas de construction, de ponts, de ruines, pas de traces humaines. Le plus choquant et le plus merveilleux c’est ça! A la place, des vaches d’origine indienne, de toutes les couleurs, maigres. Des collines abritant des milliard d’Eucalyptus, de Mango tree (je sais pas si on a un mot en français) mais ce n’est pas la jungle car les arbres laissent des trous, on le voit bien sur cette photo :P1120133

Toutes ses essences qui ont la place qu’elles veulent puisque personne n’est ici. Alors j’ai demandé à qui étaient ces terres, parfois cultivées, parfois sauvages. Ils m’ont dit que, la plupart était à personne et que lorsqu’il y avait des vaches, cela voulait dire que les quelques centaines d’hectares avant et après appartenant à des fermiers.

On fait un arrêt avant le village où l’on devait déjeuner pour faire un petit piss, j’ouvre la portière : pas de bruit. Mes oreilles sifflent presque. Ah un oiseau, deux peut-être. Il y avait tout de même une petite maison faite en sorte de métal léger comme les bidons ville, et un cheval. Toute mes excuses, il y avait au loin une sorte de terrasse avec des chaises. Le couple me dit que c’est actuellement le QG des alentours, où tous les samedi soirs on y trouve toute la populasse. J’hallucine, je n’ai pas de photos mais sérieusement c’était comme dans les western. La suite est logique: attérit à Ravenswood je ne me souvenais plus ce que voulait dire Raven, mais ma mémoire s’est vite rafraîchie: des corbeaux volait dans le ciel comme des rois de la contré, content de leur vie pleine de champs secs et du peu d’habitant. On passe commande au bar, il n’y avait que des natifs du village. Un vieux monsieur tatoué de partout, des dents en moins et un bronzage qui ressemblait plus à la surface d’une pièce de beauf carbonisé au barbecue nous a parlé. Je n’ai compris qu’un mot pour de vrai : tomorrow, le reste j’essaie encore de le déchiffrer.  Nous avons eu la chance de voir sur le chemin un groupe de 8 Emeu, emblème de l’Australie, ainsi que des oiseaux aux noms étranges: Australian bustard, Australian Darter (sorte de cormoran) et des oiseaux aux airs Européens aussi : swallows (hirondelle aux couleurs changeantes), des pies qui sont quand même plus jolie ici, même si elles piaillent toujours autant..

Ce qui est décevant lorsque l’on part comme ça pour une journée est que l’on ne peut pas trop descendre de la voiture parce que (i) il fait trop chaud (ii) tu marcherais des heures pour aller d’un point à un autre (iii) ce n’ai pas ta voiture sinon tu l’aurais quand même fait. Vous vous imaginez bien qu’on était seul sur la route, parce qu’aucun australien ne va plus dans ces endroits reculé, sans vie selon eux car pas de civilisation. Mais pour un bilogiste c’est juste le rêves, bon si on enlève les pesticides qui se baladent partout avec ces champs de Canne à sucre, Eucalyptus ou Maïs. Il n’empêche que j’ai envie d’y retourner dans cette belle terre rouge… Burdekin est le nom tout l’endroit où je me suis rendu, ils ont du se dire bon là bas on y va jamais on a qu’à donner un seul nom pour pas s’emmerder, ça fera moins de problème à régler.

La suite du week-end est trop longue car d’autres émotions fortes: la fuite d’un chien par ma fenêtre, la chasse du chien, la séquestration du chien, l’angoisse… Et puis la semaine a été très agréable, mon projet avance bien, je créer mes propres détecteurs et tout le matériel pour torturer mes lézards ! Je vois trop d’animaux pour vous les citer et je fais de belles rencontres également. Seulement pour le moment je vous laisse respirer et vivre vos aventures que j’ai également hâte de lire !

Alerte défis originaux cette semaine :

* Attendre 30 minutes devant un trou de lézard, prête à bondir, puis le voir partir de l’autre côté sous un arbre plein d’épines, habitée par une araignée pas aussi gentille que spiderman – ζαιτ –

* Aller voir un film en français sous titré anglais et rire toute seule quand l’acteur fait référence à une expression bien native – ζαιτ –

* Chaler quelqu’un sur son vélo tard le soir en rentrant de la plage sans casque et croiser les flics, heureusement dans le mauvais sens – ζαιτ –

 

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