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Bowling Green Bay National Park

——- Salam ! ——–

Dimanche dernier, première exploration, virée d’un jour retenez votre respiration même si on n’est pas sous un pont (#looneytunes) !

On se lève, on prépare plein de bonnes choses à manger (tout devient tellement excitant quand on part en rando). Mary prépare même un thermos de café pour une pause breakfast. Stephan nous rejoint et hop en voiture! Le temps est parfait : nuage / soleil se succèdent le podium.

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C’est le parc national le plus proche de Townsville, seulement à 25 km du centre, ce qui est très pratique. La surface qu’il occupe est énorme : 57 900 ha, ce qui inclus des bassins tout mignon d’eau qui s’éclaircit de plus en plus lorsque l’on prend de la hauteur ! Oulala quelle hauteur, le point culminant étant de 1 210m lorsque vous vous rendez au « Mount Elliot », avec cette valeur de fou, il est un des pics les plus haut du Queensland! J’étais déçue, moi qui pensait faire des folies. Mais ce n’est pas la hauteur qui compte dans la vie, c’est ce que ma jeunesse m’apprend (gardez vos sous entendus s’il vous plait). Le parc est également classé en site RAMSAR, ce qui veut dire qu’il contient des zones humides protégées internationalement , c’est un label environnemental très stricte.

En faite, personne ne l’appelle par son petit nom tout mignon, qui n’a d’ailleurs pas de signification selon google mais je pense que cela fait référence à toute ces cascades et ses creeks qui font penser à des roulements riche en végétation et boom on a notre mot en français: La baie des roulements verts !!!! [… ok moins classe, tais toi aurore et apprend plutôt les mots en anglais parce qu’il y a un long chemin à faire [attaquons l’exercice pour…] CHUT].

Donc, je disais que toute personne averti l’appel « Alligator Creek », parce que c’est moins compliqué, plus trendy et on sent toute de suite l’aventure venir à nous avec un tel nom.

Alors la réponse à la question qui vous viens de suite en tête est oui, il se peut qu’un jour entre brouillard et yeux fatigués quelqu’un ai aperçu la queue d’un alligator mais c’est pas tout les jours et si vous voulez mon avis il a pas trop envie de se faire voir avec tous les malheurs qu’on lui a fait. Le rêve est un peu brisé mais que voulez vous…

Nous arrivons donc au parking, qui fait également office d’arrêt de camping car, avec des aires de barbecue (« Barbie » in Aussie language please). C’est très sympa et c’est la zone la plus « touristique » car il y a un agréable aménagement de passage sous les arbres au dessus de l’eau, des grands rochers bien ensoleillés pour se prélasser au soleil. Je me suis sentie en France, au bord des Gorges du Gardon (ou de l’Hérault, no comments rageux s’abstenir).20170423_162020P1120355P1120359

Nous croisons au départ beaucoup de petites bêbêtes : Giant Rainforest Mantis (Hierodula majuscula), que je pensais être une Mante religieuse car elles se ressemble grandement mais non, celle ci est native d’Australie seulement. Un petit dragon également (je pense au Two-lined Dragon – Diphoriphora bilineata) puis par la suite des nids de Brush turkey, pleins de chants d’oiseaux, des grenouilles, des lézards et.. une espèce très spéciale. Avant de vous en parler, nous devons nous éloigner des touristes, et emprunter un route beaucoup moins aménagée: LA JUNGLE. Les herbes sont hautes, nous font apparaître des petits boutons rouges aux cuisses pour ma part (et ouais fragile la biologiste). Puis ensuite, nous arrivons dans une creek asséchée, que nous allons longer durant une grande partie de la balade. C’est rocheux, pleins de moustiques et de foumis méchantes mais c’est génial! J’adore sauter de pierre en pierre, me sentir libre, fragile et surtout c’est sportif c’est ce que je préfère!

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Pause déjeuner avant de faire de l’escalade. L’endroit ressemble aux contes de fées pour un herpéto: une petite tortue d’eau a été dérangée, les libellules sont de toutes splendeurs et… les lézards nous encerclent car c’est l’heure de la thermorégulation!

Nous montons Stephan (le parfait guide) et moi-même afin d’atteindre une cave qu’il connait bien… Une cave avec des secrets plus vieux que l’arrivée de l’homme blanc sur le continent Australien. A l’entrée de la cave, je n’ai rien pour me couvrir (et ouais tête de linotte), Stephan me prête donc une veste car nous allons faire quelques pas en spéléo et lampe frontale. Nous dérangeons les microbat de la cave, qui était tranquillement en sieste. Elles nous frôlent le visage (mais ne se coincent pas dans mes cheveux, l’expérience le prouve ahah, mamies retournez dans vos tombeaux). Une fois dans le noir complet, nous découvrons le fameux Gecko, une espèce endémique du Mount Elliot donc complètement inédite : Mt Elliot Leaf-tailed Gecko (Phyllurus amnicola). Magique, comme prévu il est là. Les individus mâles et femelles ont une queue en forme de feuille, et c’est très impressionnant. Un camouflage de pair dans les arbres! On en voit un, puis deux, puis trois. Ils se cachent la journée dans des endroits froids, sans prédateurs. Je suis très contente d’avoir eu la chance d’en voir. Normalement je ne devrais pas trop poster de photo de lui car la population est très fragile et cela donnerait envie aux touristes d’aller visiter cette même cave mais ici je ne pense pas que beaucoup d’Australien viennent sur mon site et traque cette population (si c’est le cas get out).

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Le retour a été très agréable, nous nous sommes baignés sous une cascade géante et c’est la première fois que l’eau était si clair et si fraîche. J’ai revitalisé mon corps comme dirait ma mère avec des très bonnes ondes, positives!

Voici pour ce petit beau de paradis, en rentrant nous avons planifié d’y retourner !

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Je suis enfin arrivée à la fin de cette article, qui m’a prit environ deux heures (parce que j’avais faim).

Ce matin il faisait froid dites vous. Réellement, à 6h30 sur mon vélo durant plus de 20 min j’ai eu froid. Miracle, première nuit fraîche. Tout le monde en parle le matin même: à la maison, entre amis, au café… nous avons sorti notre « quilt » à toute vitesse pour nous rassurer. Attention, ici si vous dite « duvet » qui est la version americaine de « quilt » cela signifie la couette pas le « sleeping bag ». J’ai trouvé ça marrant!

Alerte défis originaux cette semaine :

* Etre informée qu’une plante présente dans le parc national peut au simple touché te brûler durant des jours entiers et la voir de trèstrès près une heure plus tard (on a encore eu de la chance!) – ζαιτ –

* Voir une araignée plus grosse que ma main, de trop près (rien que voir une araignée est un défi en lui-même) – ζαιτ –

* Confondre « Bud » avec « Bum » qui ne signifie pas tout à fait la même chose, enfin tout dépend de quel point de vu: le premier veut dire « bourgeon » (de fleur par exemple) et l’autre est la façon moins vulgaire de « Ass » ou « cul » pour le french non anglais. – ζαιτ –

* Commencer enfin les expériences que tu prépares depuis plus d’un mois et… que ça marche ! – ζαιτ –

* Relié au précédent : vernir des queues et des têtes de lézards de ton élevage avec du vernis à ongle orange qui appartient à ta maître de stage (c’est pour leur bien vous en faite pas la torture ne vient qu’ensuite) – ζαιτ –

 

 

 

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5 réflexions au sujet de « Bowling Green Bay National Park »

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