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Amazing reptile ecology

Voici enfin l’article que l’on trouvait tous logique de voir apparaître sur mon site, puisque c’est quand même mentionné dans le titre voyons! Allons explorer ce domaine, plein de poussière et de petits secrets cachés, je vous fais une visite privée. 

Je suis venue en Australie grâce à ce projet. Dès le début de mon master 1 j’ai cherché à aller à l’étranger pour ce premier stage qui dure 4 mois et demi. La première destination qui m’est venue à l’esprit a été l’Australie et plus particulièrement les tropiques, car la biodiversité y est maximale. Vous savez pourquoi? Car ils possèdent les deux critères que la plupart des êtres vivants recherchent: de l’humidité et des hautes températures. C’est à prendre avec beaucoup de pincettes car, ce que je dis n’est pas scientifique, en biologie les espèces s’adaptent tout simplement à leur cadre de vie ou le sont d’ors et déjà depuis des millénaires. De toute manière il n’y avait pas de bonnes ou de mauvaises raisons (aucunes pour celle-ci là vraiment, je cherche encore) de venir ici, je me suis promis de traverser les continents et celui-ci est mon premier « oversea » continent.

Quelle meilleure idée d’allier passion, travail et voyage? C’est parti!

Depuis novembre dernier, je suis en relation avec ma maître de stage et à deux on s’est créé un projet assez sympa, qui raconte l’histoire de petits lézards arc-en-ciel (Rainbow skinks), d’humidité et de décisions difficiles à prendre quand on est si petit et fragile.

En sciences, pour avoir un peu de financement, on commence par écrire une proposition de sujet, si il est bon on peut le soumettre à des bourses et obtenir l’argent qu’il faut pour le mettre en pratique. Anna l’a fait pour moi, je suis chanceuse. Puis ensuite, si tu veux avoir des bêbêtes à ta disposition pour essayer de prouver tes hypothèses et améliorer notre  compréhension des ectothermes afin de les protéger, il faut…

LES ATTRAPER – 1st step

carlia J male2

Ce mâle coloré n’est pas content ! Mon but était d’attraper 10 mâles et 10 femelles, car je ne voulais pas que dans mes expériences les réponses de comportements ou de perte en eau soient dues à leur sexe. Je voulais que cela représente un caractère général de la population, du campus du moins. Ça n’a pas été facile, c’est la phase la plus fatigante, sauf que même si on (enfin moi, française) se plait sur le moment, ça reste les meilleurs moments du projet pour moi, car ils étaient libres.. Juste avant que je les choppe hihi.

Carlia jarnoldae

Voici mon espèce. Elle fait partie des Vertébrés, Reptiles, Lézards pour sa grande famille puis des Scincidae et enfin du genre Carlia. Ce genre comprend 24 espèces, très difficiles à identifier car même si elles se ressemblent, leurs gènes différent et c’est la qu’on s’en mêle les pinceaux et que les scientifiques se chamaillent. En 2016, 2 nouvelles espèces de Carlia ont été décrites.

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Beau mâle C. jarnoldae – en saison de reproduction met une belle robe pour attirer les femelles difficiles, signe de sa bonne santé et de son charisme qui sait ? Grâce à ces couleurs uniques à chaque espèce on peut plus facilement déterminer l’espèce 
Carlia jarnoldae (2)
Une de mes femelles C. jarnoldae celle ci possède une coupure sur le flanc, cicatrice d’un accouplement très certainement avec une queue en pousse qui n’a pas encore repris ses écailles

Celle ci vît dans les crevasses rocheuses des creeks asséchées (plus compliqué encore non?). Elle aime se cacher sous les pierres en gros et manger tranquille la journée. Leurs écailles sont très fines, il est facile de leur casser la queue (je parle par expérience) ou de les blesser sérieusement (toujours par expérience malheureusement). Une fois que vous avez le monstre dans votre poche, il faut le ramener au laboratoire et le rendre heureux (le mieux possible).

L’élevage, the freaking lab – 2nd step 

Lovely Beasty Eastern snapping frog (Cyclorana novaehollandiae)
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Ma création, boite d’expérience comportementale avec deux abris

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I am watching you hey what did you expect? Un rocher pour le côté naturel, un tunel pour dormir, du sable et de l’eau surtout

Un élevage c’est du travail, heureusement que je n’en ai que 20 au final car je m’en occupe seul: les nourrir avec des crickets et leurs donner de l’eau, ainsi qu’un gradient de température pour qu’ils puissent se réchauffer quand ils le désirent. Ensuite « plus qu’à » mettre en place les expériences et à avoir de beaux résultats.

Le côté cool d’être en équipe – 3rd step 

Quand on fait partie d’un laboratoire, on est dans une équipe de passionnés et on peut prendre facilement part à des petites sorties de terrain, dans la nuit par exemple! Et puis quant on aime attraper des lézards, et bien ça devient une obsession et on en voit de partout… Parfois ils sont plus gros que l’on ne pensait!

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Avez-vous repéré le coquin? C’était un Frilled-neck lizard (Chlamydosaurus kingii) mais on ne l’a apparemment pas assez embêté pour qu’il sorte sa collerette..

20170418_195232Velvet gecko (Oedura marmorata) sur le campus de JCU la nuit

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Mon tout premier lézard, attrapé dans le bureau de ma maître de stage ! Quelle ironie
AligatorCreek (25)
Celui ci n’est pas un scinque mais je ne me prononce pas sur l’espèce

J’ai bien aimé vous partager mon expérience, ce n’est qu’un aperçu de la recherche sur les reptiles car nous avons encore beaucoup de choses à apprendre sur eux. Je ne vous détaille pas mes expériences car c’est très technique et ça ne marche pas toujours.

Ce qui est vraiment bien avec les lézards c’est qu’ils sont simples, ils sont contents facilement et qu’ils ne font pas de bruit (contrairement aux piafs, que j’adore aussi mais qui me ruinent les tympans).

Sachez que tous les reptiles sont susceptibles d’être touchés par le changement climatiques car leur système est très spécifique. Leur peau est adaptée afin d’éviter de perdre trop d’eau et a besoin de différents habitats dans son environnement proche car la première alternative pour eux est de ne pas s’exposer aux rayons du soleil directement, soit chercher un endroit humide et plus froid. Sauf que la diversité diminue petit à petit avec les perturbations anthropiques.. Vous voyez, quand on fait les bons gestes pour éviter d’impacter la planète ,ça aidera aussi les reptiles! Merci pour eux 🙂

CHEEEEEESE (le bon, pas le mauvais sans goût, celui qui pue bien la chaussette)

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3 réflexions au sujet de « Amazing reptile ecology »

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