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Contes et plantations des mares temporaires

Promis, ça ne va pas être l’innocente histoire du petit lutin, qui avait décidé que s’isoler dans un hameau de tourbières était la solution qui allait sauver la planète. Je promets juste que ça sera un extrait! Après une longue absence j’ai bien le droit de prendre mes aises.

Qu’est ce qui d’après vous est temporaire ? Je peux simplement, d’expérience, vous dire que le temps lui-même l’est. Je ne l’ai compris que récemment, aux détours des côtés tristes de devenir une jeune adulte. Il se trouve que mon sujet entier de fin d’étude porte sur la vulnérabilité d’une nature temporaire ! Vous pensez que ça se mord la queue ? C’est bon signe ! Cette nécessaire précarité se retrouve… partout dans la nature en faite! Je vous jure, même l’homme ne vit que pour les choses qui ne durent qu’un temps. Bon, pour ne pas prendre un exemple controversé de ce que vous pensez tous en lisant ça, pensez plutôt à un gâteau au chocolat, fondant, chaud qui sent même la noix de coco (ça c’est mes restes des tropiques, vous y ajoutez votre ingrédient secret perso). Vous allez doucement l’apprécier mais seulement parce que vous savez que ce moment ne durera pas. Mais alors comment distinguer, nous petit homme, vivant dans une petite fenêtre du cosmos actuel ce qui va nous être enlevé rapidement de ce que l’on peut contempler?

ROooh elle nous gonfle à poser des questions compliqués! Pourquoi ne pas juste profiter de ce que l’on appelle instant? Il se trouve que depuis mon dernier article, il y a eu beaucoup d’instant qui valent quelques captures.

gribouilleauvent

Est-ce que ma promenade va durer longtemps? Est-ce que si j’aboie sur cet agaçant chat il va temporairement se taire et arrêter de me regarder comme si j’étais un champignon pourri? Je trouve que cette photo représente bien mes pensées du moment : le paysage statique face à nos mouvements permanents d’êtres vivants. J’admire ce côté immobile des montagnes. Je me surprend à comprendre que c’est simplement parce que ça m’apaise de contempler quelque chose sur lequel on peut compter, parce qu’il sera toujours là une vingtaine d’année plus tard lorsque l’on retournera au même endroit.

Je vous présente son opposé pour moi : la gente fleurie! Cette chose que l’on photographie plus parce que c’est beau, parce qu’on sait que si on ne le fait pas aujourd’hui, peut-être que demain elles auront fané, se seront lassé de cette vie sans nourriture et sans soleil (et oui même dans le sud ce printemps est exceptionnellement grisâtre).

Un peu de gaieté, pour la simple et bonne raison que l’on n’en a jamais assez! Il faut essayer de la trouver à chaque morcellement d’instant celle-ci! Ce qui est bien c’est que nous ne la vivons pas de la même manière mais que nous pouvons la partager et la construire à plusieurs.

C’est pour ça que je me permets de mettre de quelques images d’aventures humaines, parce qu’on est chanceux de pouvoir attraper les instants qu’on veut, avec qui ont veut et où on veut (c’est ce dernier que je trouve le plus passionnant).

Bon aller, cet article est assez long comme ça, vous aurez compris qu’il était philosophique et pas compréhensif par tous (surtout un soir de semaine). Le message était surtout : on a souvent peur de ce qui ne dure pas, dans mon cas j’écris pour me rassurer et me convaincre qu’on peut figer ce qui est temporaire, même si ça nous échappe.

Le temps est assassin et emporte avec lui le cri des mouettes. Et les lézards ils crient eux aussi ? Intérieurement ils ragent de ne plus voir le soleil. Tant que je n’aurais pas cramé un bon coup, je n’écris pas de nouvel article tiens!

Bye bye people –*

stade 3 tetard hyla meridionalis (2)
Hyla meridionalis en stade finale avant la phase adulte

 

 

 

beaumuraille
Podarcis muralis dans les Hautes-Alpes
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5 réflexions au sujet de « Contes et plantations des mares temporaires »

  1. Bonjour Jey! En effet tu as su déceler la nouvelle aventure qui se cache derrière ce nouveau titre 🙂 Bien joué! Je ne me rappelais pas que ma fin d’article était si froide, ce n’est pas bien joyeux… Et pourtant! Je voulais l’officialiser avec quelques articles en préparation et le site a besoin d’un grand coup de neuf… Je vends la mèche : je pars vivre au Québec pour un moment, j’ai d’ailleurs vu que c’était une destination d’ornitho également à travers tes articles ! J’ai hâte

    Aimé par 1 personne

      1. Oui j’imagine que tu en connais déjà beaucoup ! J’y vais pour m’installer quelques années en faite, essayer de trouver un travail après toutes ces années d’études donc ça ne sera plus sur les lézards, même si je vais continuer à les chercher 🙂

        Aimé par 1 personne

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